Observateur! Scruteur doté d'un Physionomisme indéscriptible ! ! Possèdant une vraie intuition d'esprit Hors du Système A la recherche de la Vérité Originale! (On Me La fait Pas !!!)
10 Mars 2013
http://www.liberation.fr/societe/2012/07/17/transcription-des-conversations-entre-mohamed-merah-et-les-negociateurs_833784 via @liberation_info
1)
MOHAMED: ALLAH, t’as vu hein! Même pendant toutes mes opérations. Tu sais que le premier militaire que j’ai tué, les, les les gendarmes m’ont vu, ils sont, ils ont pas intervenus?
NÉGOCIATEUR DCRI: Comment ça? Tu peux?… J’ai pas… Ah bon?
MOHAMED: J’ai tout sur vidéo. Et la vidéo va être, va bientôt être sur le net là. Ça va être une question de quelques jours, elle va être postée, t’as vu. Et heu, dans le premier assassinat, heu, dès que je lui mets une deuxième balle dans la tête, parce que c’était pas une, je lui en ai mis deux, t’as vu. Après la deuxième je sais pas si je l’ai bien mise parce que j’ai vu les, les gendarmes arriver, et dans le speed, je pensais qu’ils allaient intervenir donc je sais pas si j’ai bien visé. Et y a une patrouille de gendarmes qui est passée. On le voit sur la vidéo. Et c’était une femme qui conduisait avec un homme côté passager. Et la femme m’a regardé droit dans les yeux. Et elle a entendu le coup de feu parce qu’elle était pas loin la voiture. De toute façon on la voit dans la vidéo. Regarde, (ALLAH) vos, vos, vos, vos gendarmes tout ça, heu, ils interviennent même pas. Ils auraient pu m’arrêter, et regarde.
2)
MOHAMED: Écoute je l’ai envoyée à, à mes alliés qui vont la, qui vont la, la, la faire paraître sur le net, heu, quand eux ils auront décidé, t’as vu. Heu, après vous dire quand précisément, je saurais vous dire, je l’ai envoyé et heu, voilà.
Parce que j’ai essayé de la mettre sur internet mais comme c’est une vidéo qui dure 25 minutes, YOUTUBE l’a refusé et il a demandé une vidéo de 15 minutes. Je comptais la modifier tout à l’heure pour la mettre sur le net.
Et vous êtes arrivés, donc, heu… J’ai quand même pris la précaution de, de l’envoyer, et j’ai utilisé un téléphone public pour revendiquer mes attaques sur, aux journalistes.
NÉGOCIATEUR DCRI: Et t’as appelé qui comme journaliste?
MOHAMED: Bè tout le monde. 1-TELE, BFM et heu, AL JAZEERAH. J’ai appelé heu… Tout le monde t’as vu, et y a que FRANCE 24 qui a répondu
3)
NÉGOCIATEUR RAID Non, après elle est revenue. Elle est revenue sur les lieux, hein, pour euh pour discuter de toi et tout ça. Voilà. Et j’ai discuté de, de toi avec elle.
MOHAMED C’est à dire elle est venu ici, à côté, là?
NÉGOCIATEUR RAID Absolument, MOHAMED. Absolument.
MOHAMED OK. Et mon autre soeur et mon autre frère, vous les avez entendus ou pas?
NÉGOCIATEUR RAID Alors là je crois pas, hein. J’ai, j’ai pas la moindre idée parce que nous on est là, mais je, je ne le pense pas, hein. C’était vraiment sur un cercle réduit. Mais là je te le répète hein, aussi, hein. Vraiment leur euh leur sort est, est vraiment étroitement lié à toi, à ta sortie. Et je te rappelle que, bon, il fait encore jour et euh pour toi c’est ce qu’il y a de mieux. Pour nous tous. Nous on est prêt, hein. On est prêt pour la sortie, hein, y a aucun problème. Et je te le répète, il n’y aura aucun engagement.
MOHAMED J’ai compris ça. C’est pas besoin de me le répéter, t’as vu. Mais comment ça se fait, ma soeur elle est voisine. Elle habite juste en face là, dans le pavillon qu’y a en face à droite de chez moi. Les deux pavillons en à partir de, en face de chez moi y a, le deuxième à, à, à, à partir de l’église.
NÉGOCIATEUR RAID Ouais, ouais, mais je l’ai vue euh je l’ai vue ce matin. Alors maintenant je sais pas si elle est encore au pavillon mais je l’ai vue ce matin.
MOHAMED (Qui II Quelle) tu parles? Celle qui est voilée ou celle qui n’est pas voilée?
NÉGOCIATEUR RAID Je te parle d’AÏCHA moi.
MOHAMED Ah, celle qui est venue c’était AÏCHA. C’est ça?
NÉGOCIATEUR RAID Absolument.
MOHAMED Et mon autre soeur tu l’as, elle a été vue? Elle est où?
NÉGOCIATEUR RAID ’dit qu’elle s’appelle SOUAB, tu vois je savais pas. J’en sais rien là. Vraiment je sais, je sais pas.
MOHAMED OK, ça marche.
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Un motard abattu d'une balle dans la tempe à Toulouse - La Dépêche
Ajouter un commentaire Un homme de 30 ans a été abattu d'une balle dans la tempe alors qu'il était au guidon de sa moto, hier après-midi, chemin de Limayrac à Toulouse. Son meurtrier a pris la...
Merah a tout filmé. Le 11 mars 2012 à 16 heures, Mohamed Merah a rendez-vous à Toulouse avec Imad Ibn Ziaten pour lui acheter sa moto. Il a fixé sur lui une caméra, dirigée sur le guidon de son scooter. Les premières images montrent son arrivée sur le lieu du rendez-vous. Imad Ibn Ziaten se gare devant le scooter de Merah. Tous deux portent un casque. "Allo ? T'es là pour la moto ?", demande le tueur. "Ouais", répond Imad."Ouais parce que là j'ai pas pris le camion. J'ai pris le scooter aujourd'hui. Vas-y, suis moi, on va à droite (...) hein. Tu veux te mettre où, là ? On s'y met", lui dit ensuite Mohamed Merah. Un troisième homme ? Le parachutiste semble alors s'interroger sur la présence d'un autre homme. "C'est un pote à toi ?", demande-t-il. "Hein ? c'est mon frère", répond Merah. Personne d'autre n'apparaît sur les images. Des sources proches de l'enquête se montrent très prudentes quant à l'interprétation à donner à cet échange entre le tueur et sa victime. D'autant que des témoignages versés au dossier affirment qu'Abdelkader, le frère de Mohamed Merah, soupçonné de complicité, jouait à la même heure au foot. Visé en tant que soldat. Bruits de moteur en arrière plan, Mohamed Merah insiste ensuite pour avoir des détails sur son interlocuteur. "T'es à l'armée, t'es militaire ?", demande-t-il à plusieurs reprises à Imad qui n'entend pas parce qu'"il y a de la musique dans le casque". Les questions de Merah sont "accompagnées d'un bruit de 'clic'", notent les enquêteurs. Merah demande des précisions sur la caserne et le nombre d'années que Imad Ibn Ziaten y a passées. "Mets-toi à plat-vente. Je rigole pas, mets-toi à plat-ventre", ordonne-t-il alors en sortant une arme. Il la montre à sa victime puis l'insère dans un sac avant de la pointer sur Imad. La caméra enregistre un "clic double", notent les enquêteurs. "Le chien du pistolet a été armé", écrivent-ils. Debout, jusqu'au bout. "Tu ranges ça tout de suite", réagit Imad. "Je ne me mettrai pas à plat ventre. Tu dégages. Je ne me mettrai pas à plat ventre, je reste". Merah réitère son ordre, le militaire lui fait front : "Tu vas tirer ? Vas-y, ben tire", lui lance-t-il. Une détonation retentit. Le soldat s'écroule. "Au nom d'Allah est grand", dit plusieurs fois Merah en réarmant son arme. Une nouvelle détonation retentit, puis le scooter redémarre. "C'est ça l'islam". Mais le meurtrier revient, à la recherche d'une douille. "Elle est où ? Là, elle est là". Il la ramasse et lance à sa victime qui gît : "C'est ça l'islam mon frère : tu tues mes frères, moi je te tue". Avant de conclure : "il a rejoint l'ange de la mort, je n'ai pas peur de la mort". Il est 16h04, Merah repart à toute allure. Merah se filmera encore le 15 mars à Montauban, tirant de sang froid sur trois parachutistes de dos, et à nouveau quatre jours après lors du quadruple meurtre de l'école Ozar Hatorah de Toulouse.